Le Noël De Chloé – 2

La matinée était quasiment finie quand Chloé émergea de son sommeil, dehors un froid sec agrémenté d’un beau soleil d’hivers ne lui donnait pas envie de sortir de sa couette. La jeune femme se leva fit le tour de l’appartement pour trouver sa copine mais elle n’y était pas. Un petit mot rapidement griffonné était posé sur le comptoir de la cuisine, Eefie revenait dans l’après midi, Choé n’avait qu’à faire comme chez elle.
Un petit déjeuner fit office de repas du midi, Chloé prit une douche et resta tranquille à lire et écouter de la musique. Un petit chemisier léger sans rie dessous et un shorty, c’était la tenue idéale pour se prélasser au fond du canapé en attenant le retour d’Eefie.
Le jour commençait à décliner dehors, quand une sonnerie sortit Chloé de sa lecture. Pensant qu’Eefie avait oublié ses clés, Chloé ouvrit tout naturellement la porte. Un homme assez grand, la trentaine était devant elle. D’autorité, tout en lui parlant, il entra dans l’appartement. Chloé ne comprenait pas ce qu’il disait, elle essaya bien de saisir le sens de ses paroles mais l’homme posait sa veste et se comportait comme un habitué. Chloé regrettait sa tenue très décontractée, en chemisier et shorty, elle se sentait vulnérable face à cet inconnu.
L’homme revint de la cuisine avec une bouteille de vodka et deux verres. Il s’assit sur le canapé, remplit les deux verres et en proposa un à Chloé. Toujours décontenancée par cette intrusion brutale et imprévue, la jeune prit le verre proposé, trinqua avec l’inconnu et en bu le contenu en même temps que lui. Elle toussa, le gosier brulé par la descente de l’alcool. Elle voulut s’opposer au nouveau remplissage de son verre mais l’inconnu ne l’écouta pas et le remplit.
L’homme sorti une cigarette roulé et l’alluma tout en continuant à parler à Chloé. Elle ne comprenait rien, qui était-il, que voulait-il ? il semblait familier des lieux, un ami d’Eefie ? Chloé refusa poliment en disant « no tabacco ».

L’homme sourit, il lui fit comprendre que ce n’était pas du tabac et ré insista auprès de Chloé.
La jeune femme referma un bouton de son chemiser quand elle s’aperçut que le regard de l’inconnu plongeait avec insistance dans son décolleté, elle tira aussi dessus mais il ne cachait pas entièrement son shorty un peu coquin qu’elle avait mis en prévision du retour d’Eefie.
Perturbée, Chloé prit la cigarette et tira un peu dessus. C’était pas du tabac, elle toussa. Voulant rendre le pétard, l’homme insista pour qu’elle retire dessus. Chloé tira à nouveau dessus mais beaucoup plus fortement. Elle toussa à nouveau.
« Eh ben, tu ne t’embêtes pas toi ! » La voix d’Eefie apparut comme une bouée de sauvetage au naufrage impromptu de Chloé.
La jeune batave posa son manteau, fit la bise à l’inconnu et embrassa sensuellement son amie.
Léo se nommait donc cet intrus sans gêne, il devait bien passer voir Eefie mais cette dernière avait eu du retard.
La conversation, de par la traduction de l’hôte des lieux pu enfin prendre une tournure plus simple. Eefie prit la cigarette et tira dessus, elle la repassa à Chloé mais cette dernière ne voulait plus trop, l’herbe lui tournait la tête, elle se sentait un peu planer dans la pièce. Eefie insista et Chloé tira à nouveau dessus, sans tousser cette fois ci.
La tête dans les nuages, Chloé avait du mal à suivre les conversations, l’herbe lui embrouillait l’esprit. Elle voyait bien que Léo lorgnait avec insistance dans son décolleté mais à présent elle s’en fichait bien. Elle sentit son ami derrière elle, cette bouche qui la couvrait de baiser, ces mains passées sous le chemisier qui lui caressaient tendrement le corps.
Chloé vit dans le regard de Léo qu’elle était devenue une proie, qu’il la convoitait avec gourmandise, elle ferma les yeux, quittant le brouillard du réel pour plonger dans l’obscurité de la luxure.
Les caresses remontant vers le haut du corps, emmenaient avec elles le chemisier de Chloé offrant la vision de son corps au regard de Léo.
Eefie ôta le chemisier tout en continuant à couvrir d’attention son amie. Chloé sentit le contact de Léo mais elle ne broncha pas, seul un soupir s’échappa de ses lèvres quand les mains de l’homme atteignirent ses seins. Quatre mains qui lui donnaient chaud, quatre mains qui agissaient de concert, quand elle sentit attirée en arrière pour s’allonger par les mains d’Eefie, celles de son complice tiraient sur le shorty dans l’autre sens. Elle s’abandonna et se retrouva nue sur le canapé entre son amante et un inconnu. Lorsqu’n bref instant elle ouvrit les yeux, il vit l’homme debout qui se mettait nu, il bandait ferme. Chloé avait beau se dire non dans sa tête, son corps ne disait rien, il disait oui. Il sentit l’homme qui s’installait pour la prendre, tout d’abord cette chaleur d’un être excité, ce bout de sexe qui joue contre le sien. L’homme passa son sexe à l’entrée de celui de Chloé, il s’amusait à rentrer son gland et le ressortait. Chloé mouillait de plus en plus, ses lèvres lubrifiait cette verge et offraient de moins en moins de résistance. L’homme remonta les cuisses de Chloé, elle était impudique et offerte. Les yeux toujours fermés, la bouche ouverte par le désir, Chloé sentit le poids du corps s’abattre sur elle en même temps que ce sexe entrait dans son fourreau. L’homme n’était pas particulièrement tendre, il la baisait. La tendresse venait des caresses et baisers d’Eefie qui l’assistait en souriant. Au bout d’un moment, l’homme se retira, d’autorité, il plaça Chloé à quatre pattes et la réintroduit d’un coup. L’homme ne cherchait pas le plaisir de sa partenaire, Chloé se sentait objet. Jusqu’à présent la jeune femme n’avait connu que des étreintes pleines de sensualité et de passion mais la ce n’était pas le cas. L’homme la bourrait en la tenant par les hanches, lui martyrisait les seins plus qu’il ne les caressait. Cette absence de tendresse combiné à une sensation de femme objet l’excitait et la dégoutait en même temps, elle se sentait pute, une femme objet.
L’homme la tenait encore plus fermement par les hanches, il avait accéléré la cadence, Chloé soupirait, des larmes coulaient en même temps sur son visage.
L’homme jouit en se plaquant à ses hanches, il se déversa tout au fond d’elle. Elle n’avait pas joui. Il se retira, Chloé ne bougea pas, encore dans son nuage, elle voulait dormir. Avant de plonger dans le sommeil, elle l’entendit se rhabiller et discuter avec Eefie. Dans un dernier effort, un bruit de papier froissé lui fit ouvrir les yeux, elle crut voir Eefie qui tenait des billets mais elle referma les yeux et plongea dans le sommeil.

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